Lyrics
Elles étaient deux...
Inséparables...
Maintenant... il n'en reste qu'une.
J'ouvre la machine, le linge est propre
Je trie, je plie, tout va si bien
Et soudain mon cœur se serre d'effroi
Une chaussette... seule... abandonnée
Où es-tu partie, ma bien-aimée ?
Ta jumelle t'attend dans le tiroir
Où es-tu partie, sans un adieu ?
Le tambour t'a-t-il dévorée à jamais ?
La machine garde son secret
Le mystère le plus ancien du foyer
J'ai cherché derrière, j'ai cherché dessous
Dans les draps, dans les manches, dans le désespoir
Une dimension parallèle de coton
Engloutit nos chaussettes une par une
Et dans le tiroir des âmes perdues
Sept chaussettes seules s'accumulent
Aucune ne s'assortit aux autres
Toutes attendent un retour impossible
JE NE PEUX PAS LES JETER
ET SI L'AUTRE REVENAIT ?
Où es-tu partie, ma bien-aimée ?
Tu es peut-être heureuse, quelque part
Où es-tu partie, traîtresse de coton ?
Je porterai deux chaussettes dépareillées
Et je marcherai, le cœur brisé
Vers une journée mal assortie
*trois mois plus tard*
Elle est réapparue...
Dans la housse de couette...
Mais j'ai jeté sa jumelle la semaine dernière.
La malédiction continue.
